L'Arche en Agenais au colloque "Fragilités interdites?"

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Une délégation de la communauté de L'Arche en Agenais est venue à Paris pour participer au Colloque "Fragilités interdites ?" des 26-27 novembre 2016. Retour.

« Si on pense que l'on est fait que de fragilités, on voit tout en noir, si on pense que l'on est fait que de forces, on se voile la face. »

Alexandre, membre de l'association Simon de Cyrène

Comme promis, voici un petit aperçu du week-end que quelques membres de l'Arche en Agenais ont eu la chance de passer à Paris, les 26 et 27 novembre 2016, à l'occasion du 4ème colloque « Fragilités Interdites ».
Bien-sûr, il serait impossible de retranscrire tout ce que nous y avons vécu, d'autant que chacun a pu être touché par les témoignages, les mots, les réflexions et les recevoir de manière très unique et personnelle.

Tout d'abord, un immense MERCI au Père Benoît et aux paroissiens d'Aubervilliers, qui nous ont accueillis chaleureusement tout au long de ce week-end, et qui nous ont invité à leur table avec beaucoup de simplicité et d'amour. Nous nous sommes tous sentis très vite chez nous et avons eu du mal à les quitter.

Nous avons passé une journée et demie à nous interroger sur la fragilité, sur ce qu'elle nous renvoie quand on y fait face chez l'autre, mais aussi en nous-même. Au travers des différents témoignages, ateliers, conférences, que ce soit dans le milieu institutionnel, professionnel, en petite comme en grande entreprise, dans une pensée philosophique, anthropologique, politique ou sociétale, nous avons été amenés à considérer, par son caractère autant universel que singulier, la fragilité comme une force. « Tu es plus beau que tu n'oses le croire » dit Jean Vanier.

Ce message, percutant par sa simplicité, est un beau message de paix. Paix qui ne s'est pas voulue une seule seconde utopique. Reconnaître la beauté dans nos fragilités, c'est les accepter, ne plus en être effrayé, et partir à la rencontre de l'autre. C'est peut-être un chemin sinueux et difficile, mais accessible. Jean Vanier nous a rappelé à ce sujet que si le monde est fait de beaucoup de dangers, il est également rempli de beaucoup d'espérance.

N'essayons donc pas de changer nos fragilités et celles des autres. Dans le milieu du handicap, en tant qu'assistants, éducateurs, personnels soignant, c'est souvent un réflexe que de se dire qu'il faut absolument emprunter la voie de l'évolution, d'inhiber ce que l'on considère souvent comme des faiblesses, d'étouffer les cris plutôt que de les comprendre comme un appel, un « J'ai besoin de toi », un «J'ai besoin que tu m'aimes pour ce que je suis ».

En fait, ce n'est pas si compliqué que ça. Et si on me demande pourquoi, je répondrai :
Parce que tu es unique, important et beau. Parce que si tu as besoin de moi, j'ai aussi besoin de toi. Parce que tu m'apprends beaucoup, tous les jours. Parce qu'on s'est rencontrés, apprivoisés. Parce que quand tu doutes, quand tu as peur, tu montres toute ton humanité, tout ton courage, et moi ça me donne des forces.

Alors pour terminer ce message qui commence à devenir long, voici une citation de Leonard Cohen qui a fait sens durant ce beau week-end : 
« Il y a une faille en toute chose, c'est par là qu'entre la lumière ».


Cécile DESPONT

arche et fragilités interdites

Colloque 'Fragilités Interdites ?'

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